Un été dans les boulevards
Moi j'ai essayé de sourire à la vie, mais la vie a mal interprété mon sourire. Je pars au café souriant, je m'assois à ma table souriant, le serveur vient après une demi heure et la sueur du soleil brûlant me transgresse mais je souris encore. Je lui demande un café, il me dit : Désolé on n'a que du thé. Je continue à sourire dans un café qui ne sert pas de café, je commande en souriant un thé à la menthe, et voila qu'il m'apporte un thé aux pignons. Lorsque vient l'addition il me facture deux dinars et je paye mon thé luxueux en souriant. Je rentre entre les boulevards d'El Manar en rigolant ; je regarde le peu de voitures qui roulent en pensant qu'à Hammamet toutes les voitures sont garées dans les parkings des boites de nuit. Je rentre dans ma boite de nuit personnelle (c-à-d ma chambre), je fais un plongeons dans ma piscine personnelle (je veux dire ma sueur) et je m'endors avec le sourire pour me réveiller le lendemain et prendre une douche froide. Je regarde le matin les touristes balader dans l'écran de ma télévision. Je vais donc prendre un verre de soda sur la marche de notre épicier en souriant à la vie qui ne veut pas encore sourire. C'est pas grave, au moins cet été dans les boulevards restera à jamais gravé dans ma mémoire, comme ça je pourrais un autre jour inchallah raconter cet inoubliable été à mes enfants qui me réclameront un séjour à Sousse très cher.
Par leblond, Mardi 18 Decembre 2007 à 15:38 GMT+2 dans philosophie d'un blond (article, RSS)





